Paix et humanitaire

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On a instrumentalisé l’humanitaire. On a fait travailler cette notion de « droit et de devoir d’ingérence ». D’ailleurs, la confusion entre les deux montre à quel point cette notion est confuse en elle-même. Qu’on ne soit pas capable de distinguer entre droit et devoir, qu’on utilise tantôt l’une des notions et tantôt l’autre est en soi très évocateur de la confusion générale.

L’« ingérence humanitaire » est une notion inutile et trompeuse. C’est un pur slogan d’opportunité politique. Elle n’apporte rien comme potentiel d’action, comme légitimité aux causes humanitaires. Au contraire, elle les met en situation de danger, puisque ce mélange du discours de l’ingérence et des pratiques militaires place les volontaires des organisations humanitaires dans une situation très délicate, car ils vont, de plus en plus, être considérés comme des éclaireurs avancés de contingents armés. La dissuasion va s’exercer à leur encontre par la violence. C’est in fine l’action humanitaire elle-même qui se trouve mise en danger par cette notion. L’humanitaire passe déjà par le désir des états à règle la misère du monde c’est une décision politique avant tout c’est une prise de conscience de ce qui ont le pouvoir de ce qu’ il se passe dans leurs pays avant de demander à des associations d’intervenir ce qu’ils pourraient règle pars eux-mêmes.

L’action humanitaire d’urgence vise à assurer l’assistance et la protection des personnes vulnérables et à répondre aux besoins fondamentaux des populations affectées par une catastrophe naturelle ou un conflit : accès à l’eau et assainissement, nourriture, abris et soins médicaux.

Elle complète l’aide apportée par les autorités du pays affecté par une crise et s’inscrit dans l’ensemble plus vaste de l’assistance fournie par la communauté internationale avec en premier lieu les organisations internationales. Toutes les nations désirent ardemment la paix. Les armées font la guerre pour l’établir. Plusieurs prient pour l’obtenir. Malgré cela, elle est plus insaisissable que jamais.

Le monde est rempli par la guerre, le terrorisme, le trouble et la confusion. Les hommes ont « créé » plusieurs inventions technologiques stupéfiantes mais ils ne peuvent « créer » la paix. Les scientifiques ont libéré la puissance de l’atome mais sont impuissants à « déclencher » la paix sur la Terre. Les astronomes ont découvert beaucoup de choses sur l’étendue et la majesté de l’univers ainsi que sur la précision de son fonctionnement mais ils ne peuvent découvrir le chemin qui mène à la paix. Ils peuvent découvrir des galaxies au « bout » de l’univers mais ils ne peuvent découvrir la paix ici même sur la Terre.

Les guerres ont été le choix de prédilection par lequel les nations ont réglé leurs disputes à travers l’histoire. La guerre est considérée comme un état d’équilibre naturel. La paix, quant à elle, a été considérée comme une période de récupération des campagnes précédentes pendant lesquelles les préparations sont entreprises en vue des prochaines conquêtes. Georges Clémenceau, homme d’état français pendant la première guerre mondiale, confirme cet état de fait dans la citation suivante : « Je ne sais pas si la guerre est un intermède pendant la paix ou la paix un intermède pendant la guerre ».Je crois que des hommes inspirés par l’amour du prochain pourront reconstruire ce qu’ont détruit des hommes inspirés par l’amour de soi.

Je continue de croire qu’un jour viendra où l’humanité s’inclinera devant les autels de Dieu pour recevoir la couronne de la victoire sur la guerre et l’effusion de sang, où la bonne volonté animée par la non-violence rédemptrice dictera la loi sur la terre. « Et le lion habitera avec l’agneau et chaque homme s’assoira sans crainte sous sa propre vigne ou son propre figuier et nul n’aura rien à redouter. » Je continue de croire que nous vaincrons.

La foi peut nous donner le courage de faire face aux incertitudes du futur. Elle donnera à nos pieds fatigués une force nouvelle pour poursuivre notre route vers la cité de la liberté. Quand nos jours seront obscurcis par la menace de nuages bas et lourds, quand notre ciel nocturne se fera plus noir qu’un millier de minuits, nous saurons que nous sommes pris dans le tourbillon créateur d’une civilisation authentique qui se débat pour naître. Je crois que, même au milieu du fracas des mortiers et du sifflement des balles, il y a une place pour l’espoir de lendemains plus lumineux.

Je refuse d’admettre l’affirmation cynique que chaque nation tour à tour sera aspirée  vers le bas par la spirale militariste jusque dans l’enfer de la destruction  thermo-nucléaire. Je crois que la vérité désarmée et l’amour désintéressé auront le dernier mot dans le monde des réalités. C’est pourquoi, même s’il est provisoirement bafoué, le bon droit sera plus fort que le mal triomphant.

Je crois que, même au milieu du fracas des mortiers et du sifflement des balles, il y a une place pour l’espoir de lendemains plus lumineux. Je crois que la justice blessée, gisant inerte dans les rues ensanglantées de nos nations, couverte de poussière et de honte, peut encore être relevée pour régner en souveraine suprême sur les enfants des hommes. J’ai l’audace de croire que partout les peuples peuvent avoir trois repas par jour pour nourrir leur corps, une éducation et une culture pour nourrir leur pensée, la dignité, l’égalité et la liberté pour nourrir leur esprit. Je crois que des hommes inspirés par l’amour du prochain pourront reconstruire ce qu’ont détruit des hommes inspirés par l’amour de soi.

Jean Marc Henry

Jean Marc Henry - Action Humanitaire 8
Jean Marc Henry - Action Humanitaire 3

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Ce qui se construit sur le mensonge ne peut pas durer.

J’ai souvent abordé dans mes écrits, et même très récemment, que tout se sait dans ce bas monde. Les informations circulent, les gens sont informés. Nous savons tout ou presque. Mais qu’en est-il de nos secrets les plus cachés, ceux que nous croyons inviolables ? Pensons-nous qu’en faisant du mal les choses resteraient éternellement cachées ? Ceux qui nous font du mal resteront-ils impunis ?

Il y a de nombreuses manières de faire du mal. La tromperie, le mensonge, les faux discours, le vol, le profit d’autrui, l’escroquerie, salir son prochain à des fins de détruire sa réputation… La liste est longue. Mais que croient ces gens ? Pensent-ils que leurs actes immondes ne seront jamais punis ? Prenons l’exemple simple de la tromperie dans un couple. L’auteur de la tromperie se sent certainement fort tant que les choses restent cachées. Il joue avec l’autre, avec ses sentiments. Il se croit intouchable. Jusqu’au jour où, malheur pour lui, il se fait découvrir. Et là, comme par enchantement, son attitude change, il revient vers de meilleurs sentiments, se culpabilise, regrette. Mais ses regrets sont-ils sincères ou sont-ils forcés ? Lui seul le sait. Quant à celui qui passe au travers et ne se fait jamais prendre, il garde sa suffisance et son sentiment d’invulnérabilité jusqu’à sa mort.

La question ici n’est pas vraiment de savoir qui est le plus à plaindre : celui qui est découvert ou celui qui continue à vivre dans ses mensonges. La question est de savoir de qui on se moque vraiment ? Pensons-nous que tout reste indéfiniment caché et qu’il n’y a aucune conséquence à nos actes ? Rappelons que Dieu, lui, voit tout, entend tout et comprend tout. Les mensonges les plus cachés, Il les connaît. Les faux repentants, Il les démasque. Si donc nous croyons abuser les autres, quel que soit le mal qu’on ait pu faire, souvenons-nous que nous sommes observés, même dans le noir le plus total.

Tout se sait, tout finit par se savoir, tout vient à la lumière et tout finit par être découvert. Ceux qui pensent le contraire se leurrent et le paieront cher. Tôt ou tard.
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Je suis politiquement correct

En ce qui me concerne, je n’aime pas qu’on se moque des personnes différentes de la norme, peut-être parce que je ne fais pas partie de cette norme.
Être politiquement correct, c’est accepter qu’on est tous des êtres humains car tous nous avons tous le droit au respect, au droit de vivre. On fait tous de notre mieux, on essaie tous d’être nous.
Être politiquement correct, c’est aussi accepter de donner la parole à certains groupes. Mais utiliser les termes "politiquement corrects" c’est aussi donner de la légitimité à ceux qui en ont besoin.

« Mais alors, on ne peut rien dire, rien critiquer ? Peut-être qu’il est temps de prendre conscience qu’on peut dire beaucoup de choses, mais que ces choses dites au détriment d’autrui ne serviront à rien de bon. Mettre les bons mots sur les bons concepts est signe de progrès et d’acceptation. Comment être opposé à cela ?

« Le politiquement correct, c’est de la censure, ou pire : c’est de l’auto-censure. »

Personnellement, je ne me permets pas de censurer mon âme au prétexte du politiquement correct et qui fera le bonheur de ceux qui veulent creuser ma tombe. Je me refuse d'adhérer au politiquement correct sous pretexte qu'il plaît à la majorité. Tout le monde reste libre de dire ce qu’il veut même si ce doit être dans une certaine limite de décence.

La liberté d’expression signifie que l’État ne peut pas empêcher quelqu’un de faire des remarques limites. Mais ça ne signifie pas pour autant que les gens qui l’entendent doivent rester muets. Libre à nous de signifier nos désaccords ou de ne pas rester en la compagnie d’une personne qui persiste à vouloir penser de manière stupide.

Je suis convaincu qu’être « politiquement correcte » ne fait pas de qui que ce soit une personne adepte de la bien-pensance mais relève simplement d'une forme de respect.

Je n’ai pas vraiment de conclusion. Je pense qu’on lance facilement le « politiquement correct » comme une insulte pour ne pas remettre en question certaines habitudes faciles, qui consistent à prendre pour boucs émissaires des groupes minoritaires.

Je suis finalement attaché au « politiquement correct » parce que j’estime qu’il revient simplement à faire preuve de courtoisie humaine, à aller au-delà des stéréotypes pour reconnaître l’être humain qui se cache derrière. Un être humain qui ne peut pas être réduit à une dimension, celle du stéréotype perpétué par ce qui « politiquement incorrect » – ou plutôt, par ce qui est franchement phobique. Ce n’est pas si évident que ça, tant nous sommes habitués à mettre les gens dans des boîtes qui les déshumanisent.

Alors ? Suis-je politiquement correct ou incorrect ?
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