Tous des croyants

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TOUS DES CROYANTS

Si je ne crois en rien c’est que ma croyance se limite à moi même.
A religieux ou religieux, sans ignorance nous sommes des véritables croyants.
Agnostique, cherches au dedans de toi même le secret de ton divin dehors disait Garat.
Car la véritable connaissance des choses commence par la connaissance de soi même.
Il y’a ceux qui croient en un Seul Dieu, créateur de l’univers et de tous les êtres Il y’a ceux que les yeux ne contemplent que la beauté de la nature façonnée d’une main invisible qui soulève tant d’étonnement encore.
Il y’a ceux qui parcourent les terres de Médine et de Jérusalem sur les traces des prophètes et hommes pieux qui ont marqués leur foi.
Il y’a les sages et les érudits qui défilent sur le chemin de l’Égypte et d’Athènes pour assouvir leur désir de la connaissance !
Des loges maçonniques à la gnose, des monastères aux religions monothéistes, nous ne cherchons que la lumière car nul être ne veut demeurer dans les ténèbres.
Ce qui est lumière chez les uns est ténèbres chez les autres, Et la seule vérité en qui l’on croit est la véritable illusion que l’autre combat.
Nous aspirons tous à la lumière mais nous n’empruntons pas tous la même voie Ce que l’oeil ne voit plus se cache juste au fond de nous même et ceux qui connaissent l’être suprême ne le connaissent que par la foi.
Nul peut douter que le soleil, la lune, les eaux nous cachent tant de mystères qui font d’eux des dieux.
Forêts sacrées ou monts divins.
L’homme se divinise ou divinise tant des choses à travers la force mentale qui accompagne sa foi.
Nous sommes des dieux très semblables à ce que nous avons comme Dieu Qu’il soit ici bas, sous la mère, sous la terre ou dans les airs.
A religieux ou religieux Sans ignorance nous sommes des véritables croyants Si nous ne croyons en rien C’est que nous croyons en nous même.
Athées croyants ou païens Que notre coeur nous montre le chemin
A mon petit frère Parolier Ndoutar Dillah

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Ce qui se construit sur le mensonge ne peut pas durer.

J’ai souvent abordé dans mes écrits, et même très récemment, que tout se sait dans ce bas monde. Les informations circulent, les gens sont informés. Nous savons tout ou presque. Mais qu’en est-il de nos secrets les plus cachés, ceux que nous croyons inviolables ? Pensons-nous qu’en faisant du mal les choses resteraient éternellement cachées ? Ceux qui nous font du mal resteront-ils impunis ?

Il y a de nombreuses manières de faire du mal. La tromperie, le mensonge, les faux discours, le vol, le profit d’autrui, l’escroquerie, salir son prochain à des fins de détruire sa réputation… La liste est longue. Mais que croient ces gens ? Pensent-ils que leurs actes immondes ne seront jamais punis ? Prenons l’exemple simple de la tromperie dans un couple. L’auteur de la tromperie se sent certainement fort tant que les choses restent cachées. Il joue avec l’autre, avec ses sentiments. Il se croit intouchable. Jusqu’au jour où, malheur pour lui, il se fait découvrir. Et là, comme par enchantement, son attitude change, il revient vers de meilleurs sentiments, se culpabilise, regrette. Mais ses regrets sont-ils sincères ou sont-ils forcés ? Lui seul le sait. Quant à celui qui passe au travers et ne se fait jamais prendre, il garde sa suffisance et son sentiment d’invulnérabilité jusqu’à sa mort.

La question ici n’est pas vraiment de savoir qui est le plus à plaindre : celui qui est découvert ou celui qui continue à vivre dans ses mensonges. La question est de savoir de qui on se moque vraiment ? Pensons-nous que tout reste indéfiniment caché et qu’il n’y a aucune conséquence à nos actes ? Rappelons que Dieu, lui, voit tout, entend tout et comprend tout. Les mensonges les plus cachés, Il les connaît. Les faux repentants, Il les démasque. Si donc nous croyons abuser les autres, quel que soit le mal qu’on ait pu faire, souvenons-nous que nous sommes observés, même dans le noir le plus total.

Tout se sait, tout finit par se savoir, tout vient à la lumière et tout finit par être découvert. Ceux qui pensent le contraire se leurrent et le paieront cher. Tôt ou tard.
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Je suis politiquement correct

En ce qui me concerne, je n’aime pas qu’on se moque des personnes différentes de la norme, peut-être parce que je ne fais pas partie de cette norme.
Être politiquement correct, c’est accepter qu’on est tous des êtres humains car tous nous avons tous le droit au respect, au droit de vivre. On fait tous de notre mieux, on essaie tous d’être nous.
Être politiquement correct, c’est aussi accepter de donner la parole à certains groupes. Mais utiliser les termes "politiquement corrects" c’est aussi donner de la légitimité à ceux qui en ont besoin.

« Mais alors, on ne peut rien dire, rien critiquer ? Peut-être qu’il est temps de prendre conscience qu’on peut dire beaucoup de choses, mais que ces choses dites au détriment d’autrui ne serviront à rien de bon. Mettre les bons mots sur les bons concepts est signe de progrès et d’acceptation. Comment être opposé à cela ?

« Le politiquement correct, c’est de la censure, ou pire : c’est de l’auto-censure. »

Personnellement, je ne me permets pas de censurer mon âme au prétexte du politiquement correct et qui fera le bonheur de ceux qui veulent creuser ma tombe. Je me refuse d'adhérer au politiquement correct sous pretexte qu'il plaît à la majorité. Tout le monde reste libre de dire ce qu’il veut même si ce doit être dans une certaine limite de décence.

La liberté d’expression signifie que l’État ne peut pas empêcher quelqu’un de faire des remarques limites. Mais ça ne signifie pas pour autant que les gens qui l’entendent doivent rester muets. Libre à nous de signifier nos désaccords ou de ne pas rester en la compagnie d’une personne qui persiste à vouloir penser de manière stupide.

Je suis convaincu qu’être « politiquement correcte » ne fait pas de qui que ce soit une personne adepte de la bien-pensance mais relève simplement d'une forme de respect.

Je n’ai pas vraiment de conclusion. Je pense qu’on lance facilement le « politiquement correct » comme une insulte pour ne pas remettre en question certaines habitudes faciles, qui consistent à prendre pour boucs émissaires des groupes minoritaires.

Je suis finalement attaché au « politiquement correct » parce que j’estime qu’il revient simplement à faire preuve de courtoisie humaine, à aller au-delà des stéréotypes pour reconnaître l’être humain qui se cache derrière. Un être humain qui ne peut pas être réduit à une dimension, celle du stéréotype perpétué par ce qui « politiquement incorrect » – ou plutôt, par ce qui est franchement phobique. Ce n’est pas si évident que ça, tant nous sommes habitués à mettre les gens dans des boîtes qui les déshumanisent.

Alors ? Suis-je politiquement correct ou incorrect ?
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